j'ai décidé de me terrer à l'intérieur de moi-même
sans rien dire puisque tout a été dit
j 'y retrouve les terres vierges qui m'habitent
elles convergent toutes vers le centre
Là où nos préoccupations nous rassemblent
sans cesse je colle ma peau à celle des autres
je voyage à travers la peau des autres
tel un vice perpétuel
puisque hier n'est plus
qu'aujourd'hui ne ressemble à personne
j'ai décidé d'épousseter ma mémoire
je pourrai ensuite savourer l'ordre des choses
sans déplacer les générations
j'expérimenterai alors le pouls du monde
il n'y a plus de tragédie
c'est un peu comme marcher sur une corde raide
mais j'ai le goût du risque
je sens circuler à nouveau l'âge du monde dans mes veines
j'ai envie de m'éclater sur d'autres continents
d'explorer le mystère des mots de l'autre côté du miroir
car mon temps rapetisse
comme une laine ébouillantée il se repose souillé par les jours passés dans l'engrenage des machines
en attendant le lever du rideau
je peux prendre le risque de parler de Dieu
pour éviter l'engourdissement
mais je pense que le temps n'est pas encore venu
je pourrais aussi parler de l'amour
toutefois je pense que ça peut attendre encore quelques jours
il y a bien quelques passages rouge feu passionné pour les urgences
ça peut faire périr d'un coup sec
ce n'est pas ce que j'envisage pour l'avenir
il n'y a plus de tragédie
ce matin est en état de grâce
le temps fiévreux me parcourt en silence
je n'avais pas remarqué que je m'étais endormie
et maintenant je rêve
je songe à mes rêves inquiets
je m'inquiète
sans rien dire puisque tout a été dit
j 'y retrouve les terres vierges qui m'habitent
elles convergent toutes vers le centre
Là où nos préoccupations nous rassemblent
sans cesse je colle ma peau à celle des autres
je voyage à travers la peau des autres
tel un vice perpétuel
puisque hier n'est plus
qu'aujourd'hui ne ressemble à personne
j'ai décidé d'épousseter ma mémoire
je pourrai ensuite savourer l'ordre des choses
sans déplacer les générations
j'expérimenterai alors le pouls du monde
il n'y a plus de tragédie
c'est un peu comme marcher sur une corde raide
mais j'ai le goût du risque
je sens circuler à nouveau l'âge du monde dans mes veines
j'ai envie de m'éclater sur d'autres continents
d'explorer le mystère des mots de l'autre côté du miroir
car mon temps rapetisse
comme une laine ébouillantée il se repose souillé par les jours passés dans l'engrenage des machines
en attendant le lever du rideau
je peux prendre le risque de parler de Dieu
pour éviter l'engourdissement
mais je pense que le temps n'est pas encore venu
je pourrais aussi parler de l'amour
toutefois je pense que ça peut attendre encore quelques jours
il y a bien quelques passages rouge feu passionné pour les urgences
ça peut faire périr d'un coup sec
ce n'est pas ce que j'envisage pour l'avenir
il n'y a plus de tragédie
ce matin est en état de grâce
le temps fiévreux me parcourt en silence
je n'avais pas remarqué que je m'étais endormie
et maintenant je rêve
je songe à mes rêves inquiets
je m'inquiète


